Le pédiatre est un médecin spécialisé dans la santé de l’enfant, du nouveau-né à l’adolescence, avec des limites d’âge qui varient selon les structures et les suivis, souvent jusqu’à 16 ans ou 18 ans. Il assure le dépistage, le diagnostic, la prévention et le traitement des pathologies infantiles, tout en accompagnant les parents sur l’alimentation, le sommeil, les vaccins et le développement.
L’accès à la pédiatrie passe par l’ensemble des études de médecine. Les données convergent vers une durée d’environ 11 années après le bac, avec un parcours structuré par la réforme MMOP et par le DES de pédiatrie en troisième cycle. Pour aller plus loin, les sections suivantes détaillent chaque étape de ce cursus.
Quelle formation pour devenir pédiatre ?
Devenir pédiatre suppose de suivre la totalité des études de médecine, puis de choisir la spécialité pédiatrie au moment du troisième cycle. Depuis la réforme entrée en application en 2020, l’accès aux études de santé passe principalement par le PASS ou la LAS, en remplacement de l’ancienne PACES.
Le parcours comprend trois cycles universitaires successifs, validés par des diplômes nationaux. Le premier cycle conduit au DFGSM, le deuxième au DFASM, puis l’internat mène au DES de pédiatrie et à la thèse de médecine. Pour aller plus loin, les sections suivantes détaillent la durée et l’organisation de ces études.
Combien d’années d’études pour devenir pédiatre ?
Les sources consultées situent la durée totale des études de pédiatre autour de 11 ans après le baccalauréat. Cette durée inclut six années de formation médicale générale, puis plusieurs années d’internat dans la spécialité, avant la délivrance du diplôme d’État.
Ce volume d’études s’explique par la technicité du métier et par l’ampleur du champ d’intervention. Le pédiatre prend en charge la croissance, les infections courantes, les maladies chroniques, les urgences et le suivi vaccinal, avec 20 consultations obligatoires prévues de la naissance à 16 ans selon Deuxièmeavis. Pour aller plus loin, le détail du parcours apparaît ci-dessous.
Accéder aux études de médecine après le bac
L’accès en médecine a changé avec la suppression de la PACES et du numerus clausus classique. Depuis la réforme MMOP, les universités organisent l’entrée par le PASS ou la LAS, avec un numerus apertus qui fixe les capacités d’accueil.
Cette première sélection compte parmi les moments les plus compétitifs du parcours. Elle demande de bons résultats académiques et une méthode de travail solide, sans qu’aucune filière d’entrée ne dispense ensuite du cursus médical complet. Pour aller plus loin, les deux voies d’admission sont détaillées ci-dessous.
Les voies d’entrée PASS et LAS expliquées
Le PASS, pour parcours d’accès spécifique santé, associe une majeure santé à une option d’une autre discipline. La LAS, licence avec accès santé, repose d’abord sur une licence classique complétée par une option santé, avec candidature possible vers les études médicales sous conditions de résultats.
Ces deux formats ouvrent l’accès à la filière MMOP, qui regroupe médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie. Le choix dépend des universités et du profil scolaire, mais les deux voies visent la même poursuite d’études en médecine. Pour aller plus loin, il est utile de vérifier les modalités propres à chaque faculté.
Peut-on accéder à la spécialité sans PASS ou LAS ?
Dans le cadre habituel des études françaises, PASS et LAS constituent les portes d’entrée principales après le bac. Les sources consultées indiquent qu’aucune voie ne permet de devenir pédiatre sans suivre l’ensemble du cursus de médecine et sans valider toutes les étapes nationales.
Des passerelles existent pour certains profils déjà diplômés dans l’enseignement supérieur, mais elles n’évitent pas la formation médicale elle-même. Elles restent encadrées, limitées et différentes d’un accès direct à la spécialité. Pour aller plus loin, les facultés de médecine publient les conditions de passerelle propres à chaque année.
Le cursus des trois cycles en médecine
Les études médicales s’organisent en trois cycles successifs. Cette structure nationale vise à faire évoluer l’étudiant d’un apprentissage scientifique général vers une pratique clinique encadrée, puis vers une spécialisation complète en pédiatrie.
Le premier cycle dure trois ans et le deuxième cycle trois ans supplémentaires. Le troisième cycle correspond à l’internat, avec une spécialité choisie selon les résultats aux évaluations, notamment les EDN et les ECOS. Pour aller plus loin, le détail des deux premiers cycles figure ci-dessous.
Premier cycle : DFGSM
Le DFGSM, diplôme de formation générale en sciences médicales, correspond aux trois premières années d’études après l’accès en médecine. Il est reconnu au niveau licence et couvre l’anatomie, la physiologie, la biologie, la sémiologie et les premiers contacts avec les stages.
Cette phase construit les bases nécessaires à toutes les spécialités médicales. Pour un futur pédiatre, elle prépare déjà à comprendre la croissance, le développement et les grands mécanismes des pathologies de l’enfant. Pour aller plus loin, il est utile d’examiner les maquettes pédagogiques de chaque faculté.
Deuxième cycle : externat, EDN et ECOS
Le deuxième cycle conduit au DFASM, diplôme de formation approfondie en sciences médicales, reconnu au niveau master. Pendant l’externat, l’étudiant acquiert un statut hospitalier et développe une pratique clinique plus régulière auprès des patients.
La fin de ce cycle repose sur plusieurs éléments d’évaluation, dont les EDN et les ECOS, qui ont remplacé les anciennes ECNi. Ces examens mesurent à la fois les connaissances et les compétences cliniques observables, avant l’entrée en internat. Pour aller plus loin, les textes officiels et les universités précisent le calendrier de ces épreuves.
La spécialisation en pédiatrie et le DES
La pédiatrie devient une spécialité à part entière pendant le troisième cycle. Le médecin en formation choisit le DES correspondant, puis enchaîne des stages dans des services où il prend en charge des nourrissons, des enfants et des adolescents.
Cette période confronte l’interne à des situations très variées, de la maternité aux urgences pédiatriques. Les besoins du terrain restent élevés, et plusieurs sources signalent un déficit de médecins pédiatres ainsi qu’une charge horaire pouvant dépasser 50 heures hebdomadaires selon les postes. Pour aller plus loin, le fonctionnement des stages et la validation finale apparaissent ci-dessous.
Comment se déroulent les stages et l’internat en pédiatrie ?
L’interne en pédiatrie alterne des stages dans différents services, comme la néonatologie, la pédiatrie générale, les urgences pédiatriques ou d’autres unités hospitalières spécialisées. Cette rotation permet d’apprendre le suivi de la croissance, les examens cliniques adaptés à l’enfant, les prescriptions, les vaccinations et la prise en charge des pathologies aiguës ou chroniques.
Le travail comprend aussi la coordination avec d’autres professionnels, comme les orthophonistes, kinésithérapeutes ou cardiopédiatres. Selon les besoins du service, les astreintes restent fréquentes, ce qui demande une bonne résistance à la charge clinique. Pour aller plus loin, les facultés et CHU publient l’organisation de l’internat par subdivision.

Les examens finaux, la thèse et le diplôme d’État
La fin du parcours exige la validation du DES de pédiatrie et de la thèse de médecine. Sans ces deux éléments, l’exercice comme spécialiste n’est pas possible, même après plusieurs années de stages hospitaliers.
Une fois la thèse soutenue, le médecin obtient le diplôme d’État de docteur en médecine. Il peut ensuite exercer à l’hôpital, en clinique ou en cabinet, et parfois poursuivre une sur-spécialisation, par exemple en néonatologie. Pour aller plus loin, il convient d’examiner les possibilités de post-internat et de formation complémentaire.
Quelles qualités faut-il pour exercer en pédiatrie ?
Le métier de pédiatre demande des compétences médicales étendues et une capacité d’adaptation à des patients d’âges très différents. Le praticien examine des nouveau-nés, des enfants et des adolescents, avec des besoins qui vont du dépistage précoce à la gestion d’urgences ou de maladies chroniques.
Les données des fiches métiers convergent aussi sur l’importance des qualités relationnelles. La communication avec l’enfant et avec les parents joue un rôle central dans l’adhésion aux soins, dans la prévention et dans le suivi du calendrier vaccinal. Pour aller plus loin, les principales aptitudes sont regroupées ci-dessous.
Les différents lieux d’exercice après la formation
Le pédiatre peut exercer dans des environnements très différents selon sa spécialisation, son statut et la zone géographique. Les principaux lieux d’activité sont la maternité, la néonatologie, l’hôpital, la clinique et le cabinet libéral, avec des possibilités d’exercice mixte entre ville et établissement.
Les débouchés restent réels. L’Étudiant indique que 54 % des pédiatres exercent à l’hôpital, tandis que le CIDJ présente la spécialité comme un métier qui recrute. Les annonces recensées par Indeed au 4 mai 2026 signalent aussi plusieurs centaines de postes publiés. Pour aller plus loin, les principales issues professionnelles figurent ci-dessous.

Quelles sont les débouchés après un DES de pédiatrie ?
Après un DES de pédiatrie, le médecin peut viser un poste salarié ou une installation libérale. Les revenus varient selon le mode d’exercice, l’ancienneté et le territoire, avec des écarts sensibles entre hôpital, clinique et cabinet de ville. Pour aller plus loin, les repères ci-dessous donnent des ordres de grandeur utiles.
FAQ
La durée généralement retenue est d’environ 11 ans après le bac. Ce total comprend l’accès aux études de santé, les deux premiers cycles de médecine, l’internat en pédiatrie et la thèse.
Non dans le cadre français habituel. L’exercice exige la validation complète du cursus de médecine, du DES de pédiatrie et du diplôme d’État de docteur en médecine.
Aucun baccalauréat n’assure l’admission, mais un bon niveau scientifique reste utile pour réussir l’entrée en PASS ou LAS. Les attendus varient ensuite selon les universités et les modalités de sélection locales.
Plusieurs sources signalent un manque de praticiens dans la spécialité. Le CIDJ la classe parmi les métiers qui recrutent, et Indeed recensait plusieurs centaines d’offres au 4 mai 2026.
Non. Le pédiatre peut exercer à l’hôpital, en clinique, en maternité, en cabinet de ville ou dans un cadre mixte entre plusieurs structures.
Il suit les troubles courants de l’enfance, comme les otites, angines, bronchiolites ou infections urinaires, ainsi que des situations plus complexes comme le diabète infantile. Il assure aussi la prévention, le dépistage et l’orientation vers d’autres spécialistes si nécessaire.
Le parcours pour devenir pédiatre repose sur une formation longue, réglementée et sans raccourci, avec environ 11 ans d’études et une spécialisation validée par le DES. La forte demande de praticiens, la diversité des lieux d’exercice et la possibilité de sur-spécialisation donnent au métier des perspectives réelles, à condition d’anticiper la sélectivité du cursus et la charge de travail clinique.











