Quel bac pour être infirmière en 2026 ?
Chaque année, des milliers de lycéens cherchent à savoir quel bac choisir pour devenir infirmière. La question est légitime : la filière est sélective, les places sont comptées, et une mauvaise orientation au lycée peut compliquer l’accès à un IFSI. Pourtant, la réponse n’est pas aussi tranchée qu’on pourrait le croire. Il n’existe pas de bac obligatoire pour intégrer une formation en soins infirmiers, mais certains profils sont clairement avantagés sur Parcoursup. Voici ce qu’il faut savoir concrètement, chiffres à l’appui.
La formation d’infirmière mène au Diplôme d’État d’infirmier (DEI), délivré après trois ans d’études en Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI). Pour y accéder, trois types de baccalauréat sont acceptés : le bac général, le bac technologique et le bac professionnel. La sélection se fait désormais intégralement via Parcoursup, sans concours d’entrée pour les lycéens.
À la rentrée 2024, ce sont 38 162 étudiants qui ont été accueillis en première année d’IFSI, toutes voies confondues. Ce chiffre, fixé chaque année par arrêté ministériel, illustre à la fois l’ampleur de la filière et la réalité de la sélection : des dizaines de milliers de candidats se retrouvent en compétition pour ces places.
Quel bac pour être infirmière après la réforme du lycée ?
Depuis la réforme du bac en 2021, le bac général ne comporte plus de séries figées (S, L, ES). Les lycéens choisissent désormais deux spécialités en terminale parmi un large panel de matières. Cette évolution a changé la donne pour les candidatures en IFSI, qui ne peuvent plus simplement cocher “bac S” dans leurs critères de sélection.
Les équipes pédagogiques des IFSI analysent donc le profil global du candidat : ses spécialités, ses résultats scolaires, ses expériences (stages, bénévolat, emplois), et sa lettre de motivation. C’est une approche plus individualisée mais aussi plus exigeante, car rien ne compense à lui seul un dossier faible dans les matières scientifiques si le futur étudiant vise une formation aux soins.
Pour quel bac faire pour être infirmière, la tendance est claire : les profils avec des spécialités scientifiques obtiennent de meilleurs taux d’admission, mais un dossier solide avec un profil littéraire peut tout à fait réussir.
Les spécialités de terminale sont-elles déterminantes pour intégrer un IFSI ?

Les données Parcoursup sont sans ambiguïté : la spécialité SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) est un atout majeur. Elle est présente dans six des sept combinaisons de spécialités les plus acceptées par les IFSI. Voici les taux d’admission observés selon les profils :
- SVT + Physique-chimie : taux d’admission de 70 %, la combinaison la plus efficace
- SVT + Mathématiques : taux d’admission de 64 %
- SVT + SES, LLCER, HLP ou HGGSP : taux d’admission entre 55 % et 63 %
- Profils littéraires ou humanistes (sans sciences dures) : taux d’admission supérieurs à 40 %
Ce que ces chiffres montrent clairement : ne pas avoir de spécialité scientifique n’est pas éliminatoire. Un profil 100 % littéraire a encore plus d’une chance sur trois d’être admis, ce qui est loin d’être négligeable. Mais partir avec SVT ou physique-chimie donne un avantage statistique réel.
L’erreur fréquente que commettent certains lycéens : choisir des spécialités uniquement par facilité, sans anticiper leur candidature en IFSI. Si le projet professionnel est clair dès la seconde, il vaut mieux construire son parcours en conséquence plutôt que de le regretter en terminale.
Pourquoi choisir des spécialités scientifiques pour réussir ses études d’infirmière ?

Au-delà de l’admission, les spécialités scientifiques jouent un rôle concret dans la réussite des études elles-mêmes. La formation en IFSI aborde des contenus biologiques et physiologiques qui demandent des bases solides : anatomie, pharmacologie, pathologies, mécanismes du corps humain. Un étudiant ayant suivi SVT en terminale n’est pas perdu face à ces notions dès le premier semestre.
La formation dure trois ans et alterne entre théorie (cours, travaux pratiques, simulations) et 60 semaines de stages réparties sur l’ensemble du cursus. Cette alternance est intense, et les étudiants qui peinent sur les bases scientifiques y consacrent beaucoup d’énergie au détriment du reste.
Cela dit, la physique-chimie ou les mathématiques ne sont pas des prérequis absolus. Ce qui compte vraiment, c’est la capacité d’apprentissage, la rigueur et l’engagement. Des profils SES ou HGGSP réussissent très bien leur formation, notamment parce qu’ils maîtrisent des dimensions sociales, éthiques et législatives que le métier d’infirmière mobilise en permanence.
Peut-on intégrer un IFSI avec un bac technologique ST2S ?
Le bac technologique Sciences et Technologies de la Santé et du Social (ST2S) est souvent cité comme “le bac idéal” pour devenir infirmière. Cette réputation est en partie méritée : la spécialité oriente directement vers les métiers de la santé, aborde des notions de biologie, de santé publique et de sciences médico-sociales. C’est une préparation cohérente avec les études en IFSI.
Pour quel bac pour être infirmière puéricultrice, le ST2S est également une base valable, sachant que la spécialisation en puériculture intervient après le DEI, avec plusieurs années d’expérience. La voie reste la même au départ.
Les IFSI accueillent des titulaires de ST2S, mais leurs taux d’admission sont variables selon les établissements. Certains IFSI valorisent ce profil pour sa cohérence avec le projet professionnel ; d’autres regardent davantage les résultats scolaires bruts. Se renseigner directement auprès des IFSI ciblés reste le meilleur réflexe, car les critères de sélection peuvent différer d’un établissement à l’autre.
Est-il possible de devenir infirmière sans un bac général ou technologique ?

La réponse est oui, mais les conditions sont strictes. Un bac professionnel permet techniquement de candidater en IFSI via Parcoursup. En pratique, les taux d’admission pour ces profils sont plus faibles, et il faut un dossier particulièrement solide pour compenser.
Pour quel bac pro pour être infirmière, certains lycéens visent des filières comme “Accompagnement, soins et services à la personne” (ASSP) ou “Services aux personnes et aux territoires” (SAPAT). Ces bacs professionnels donnent une culture du soin réelle, mais ils ne garantissent pas une admission facile en IFSI.
Il existe également une voie sans bac du tout, mais elle est réservée à un profil très précis : les aides-soignants, secrétaires médicales ou moniteurs éducateurs justifiant d’au moins 3 ans d’expérience professionnelle. Cette admission se fait sur épreuves, hors Parcoursup, directement en contactant les IFSI. C’est une voie de reconversion, pas un raccourci.
Comment valoriser son dossier Parcoursup pour le métier d’infirmière en 2026 ?
Le bac n’est qu’une partie de l’équation. Sur Parcoursup, les IFSI examinent l’ensemble du dossier, et certains éléments peuvent faire pencher la balance même pour un profil moins “scientifique”.
Voici les leviers concrets à activer avant de déposer sa candidature :
- Réaliser des stages ou du bénévolat dans un établissement de santé, même quelques jours : un EHPAD, une clinique, un hôpital local
- Soigner la lettre de motivation en expliquant son projet professionnel avec précision, sans formules creuses
- Mentionner toute expérience d’aide à la personne, qu’elle soit formelle ou informelle (garde de personnes âgées, accompagnement d’un proche malade)
- Viser plusieurs IFSI dans différentes régions pour maximiser les chances, en tenant compte des taux d’accès publiés sur Parcoursup
- Travailler les compétences relationnelles et les mettre en valeur dans le dossier, notamment via des activités associatives ou sportives encadrées
Une fois diplômée, les perspectives du métier sont solides : quasi-absence de chômage, salaires allant de 1 944 € brut en début de carrière à plus de 3 500 € en fin de parcours, et des possibilités de spécialisation nombreuses (puériculture, anesthésie, santé au travail, exercice libéral après 24 mois d’expérience). La filière souffre d’un déficit d’attractivité, mais pas d’un manque de débouchés.
Le choix du bac pour devenir infirmière mérite donc une réflexion stratégique dès la seconde. Les données Parcoursup montrent que SVT reste la spécialité la plus rentable en termes de taux d’admission, mais elles montrent aussi qu’un dossier cohérent, motivé et expérientiel peut compenser une orientation moins scientifique. Ce qui différencie les candidats retenus, ce n’est pas toujours la filière sur leur diplôme : c’est la clarté de leur projet et la preuve concrète qu’ils savent ce que le métier demande vraiment.