Devenir oncologue, aussi appelé cancérologue, suppose de suivre l’ensemble des études médicales françaises, puis de choisir une spécialité dédiée aux cancers. Ce médecin intervient dans le diagnostic, le traitement et le suivi des patients, en lien avec plusieurs disciplines.
Le métier associe examens cliniques, imagerie, biopsies, analyses biologiques et décisions thérapeutiques. Il comprend aussi la coordination en réunion de concertation pluridisciplinaire, l’accompagnement des proches et une veille régulière sur les traitements innovants, comme l’immunothérapie.
Le parcours demande généralement 10 à 11 années d’études après le bac, selon la durée retenue pour l’internat et les évolutions de la réglementation. Les données de l’Institut national du cancer montrent par ailleurs que les progrès thérapeutiques contribuent au recul de la mortalité, malgré l’augmentation du nombre de nouveaux cas.
Quelle formation faut-il suivre pour devenir oncologue ?
La formation commence par une première année d’accès aux études de santé, puis se poursuit par deux cycles médicaux. Le futur oncologue doit valider le DFGSM au premier cycle, puis le DFASM à la fin de l’externat.
Après les épreuves de sixième année, le classement obtenu détermine les possibilités de choix de spécialité et de subdivision. L’oncologie s’exerce principalement dans des établissements hospitaliers, des centres spécialisés et des centres de lutte contre le cancer.
Accéder aux études de médecine via PASS ou LAS
Le PASS associe une majeure santé à une option disciplinaire, tandis que la LAS repose sur une licence avec une option santé. Chaque université fixe ses modalités de sélection, ses capacités d’accueil et les règles de poursuite d’études.
La PACES appartient désormais à l’ancien système, mais certaines sources la citent encore pour décrire les parcours antérieurs. Les informations de la faculté choisie restent la référence pour connaître les conditions d’admission et les calendriers.
Suivre l’externat et acquérir les compétences cliniques

L’externat couvre généralement les années 2 à 6 et combine enseignements, stages hospitaliers et apprentissage du raisonnement clinique. Les étudiants développent leurs connaissances en biologie humaine, pharmacologie, pathologie et prise en charge des patients.
Les stages exposent progressivement aux consultations, aux prescriptions et au travail en équipe. Cette période prépare les épreuves de fin de sixième année, qui conditionnent l’accès à l’internat et le choix de la spécialité.
Pour approfondir les conditions d’accès, consultez les informations officielles de votre université et de la plateforme nationale dédiée aux études de santé.
Comment réussir la première année PASS ou LAS pour viser l’oncologie ?
La première année demande une organisation régulière, car la sélection repose sur les résultats universitaires et les modalités propres à chaque faculté. Le programme associe sciences fondamentales, enseignements de santé et matières de la licence suivie en LAS.
Un planning hebdomadaire, des entraînements corrigés et un suivi des connaissances permettent de mesurer les progrès. Les préparations privées peuvent compléter l’université, mais elles ne remplacent ni les cours officiels ni les règles fixées localement.
Pour aller plus loin, vérifiez les coefficients, les oraux éventuels et les possibilités de candidature publiés par la faculté visée.
Comment accéder à l’internat en oncologie ?
Après la sixième année, les épreuves nationales et le classement déterminent l’accès aux spécialités. Le choix de l’oncologie dépend donc des résultats obtenus, du nombre de postes ouverts et des vœux formulés par les étudiants.
L’internat alterne stages spécialisés, enseignements théoriques et responsabilités médicales supervisées. L’interne apprend à analyser un dossier, proposer une stratégie et surveiller les effets indésirables des traitements.
Le contenu du DES d’oncologie et les stages à effectuer

Le DES d’oncologie forme à l’évaluation du cancer, à la prescription des traitements médicamenteux et à la coordination avec la chirurgie et la radiothérapie. Les stages permettent de suivre des cancers du sein, du poumon, du côlon, de la prostate ou encore des mélanomes.
La formation aborde aussi les soins de support, la douleur, la surveillance post-traitement et les essais cliniques. Les leucémies, lymphomes et myélomes relèvent le plus souvent de l’hématologie, qui traite les hémopathies malignes.
Pour approfondir le déroulement de l’internat, reportez-vous à la maquette officielle du DES et aux informations de la faculté d’affectation.
Combien d’années d’études faut-il pour devenir oncologue en France ?
Le parcours représente couramment 10 à 11 ans après le bac. L’écart provient notamment des sources qui comptent quatre ou cinq années d’internat, ainsi que des changements entre la PACES et le système PASS ou LAS.
Le calcul inclut la première année de santé, les six années de formation médicale et l’internat. La thèse intervient à la fin du cursus et conditionne l’obtention du diplôme d’État de docteur en médecine.
Pour aller plus loin, contrôlez la durée réglementaire applicable à votre spécialité au moment du choix de l’internat.
Quels diplômes faut-il obtenir pour exercer comme oncologue ?
Le futur spécialiste valide d’abord le DFGSM, puis le DFASM, avant de poursuivre en troisième cycle. Il doit ensuite obtenir le diplôme d’État de docteur en médecine après soutenance de sa thèse.
Le DES d’oncologie atteste la spécialisation et complète le diplôme d’État. Des formations complémentaires, un parcours de recherche ou un enseignement universitaire peuvent ensuite renforcer une orientation particulière.
Peut-on se spécialiser en oncologie médicale, en radiothérapie ou en oncologie pédiatrique ?
L’oncologie comprend plusieurs orientations. L’oncologie médicale utilise principalement les traitements médicamenteux, l’oncologie radiothérapeutique se concentre sur les rayonnements et l’oncologie pédiatrique concerne les cancers de l’enfant.
La chirurgie reste prise en charge par les chirurgiens spécialisés, avec une coordination étroite entre disciplines. L’hématologue traite pour sa part la majorité des leucémies, lymphomes et myélomes, qui appartiennent aux hémopathies malignes.
Pour approfondir une orientation, comparez les maquettes de formation, les stages disponibles et les possibilités de recherche proposées par les établissements.
Quelles qualités humaines et compétences sont indispensables pour exercer en oncologie ?
L’oncologue doit maîtriser la biologie, la pathologie et les thérapeutiques, tout en interprétant des données cliniques complexes. La rigueur, l’analyse et la veille scientifique soutiennent des décisions qui évoluent avec les essais cliniques et les recommandations.
La relation avec les patients demande écoute, pédagogie et confidentialité. Le professionnel doit aussi gérer des situations difficiles, maintenir une distance professionnelle et coopérer avec les radiologues, chirurgiens, infirmiers et psychologues.
Pour aller plus loin, les formations à la communication médicale et les dispositifs de soutien professionnel peuvent compléter la préparation clinique.
Quels débouchés et évolutions de carrière après une formation en oncologie ?
Les oncologues travaillent surtout à l’hôpital, en CHU, dans des centres spécialisés ou dans des établissements privés. L’activité comprend consultations, RCP, surveillance des traitements, suivi après rémission et participation possible à la recherche clinique.
La rémunération dépend du statut public ou privé, de l’expérience, du lieu et de la surspécialisation. Les chiffres Indeed publiés en mars 2025 indiquent 139 588 dollars annuels en moyenne pour un marché présenté comme anglo-saxon, montant qui ne constitue pas une référence salariale française.
Questions fréquentes sur le métier d’oncologue
Il faut compter 10 à 11 ans après le bac dans la plupart des présentations du parcours. La durée varie selon la durée réglementaire de l’internat et la manière dont les sources comptent la thèse.
Non, l’exercice du métier exige le diplôme d’État de docteur en médecine et le DES correspondant. Une reconversion peut modifier l’accès aux études, mais elle ne supprime pas ces qualifications.
Aucun intitulé de baccalauréat ne garantit l’admission, mais les enseignements scientifiques préparent aux exigences du PASS ou de la LAS. Le choix doit aussi tenir compte des résultats scolaires et des modalités de la faculté.
L’oncologue peut suivre plusieurs cancers, mais les équipes répartissent souvent les patients selon les organes ou les traitements. Les hémopathies malignes relèvent généralement de l’hématologue.
Les besoins dépendent des territoires, des établissements et des spécialités choisies. Le vieillissement de la population et l’activité des centres de cancérologie soutiennent une demande médicale, sans garantir un poste précis.
Le choix de l’oncologie combine une formation longue, une sélection progressive et un exercice fortement collégial. La valeur du parcours repose autant sur la qualification réglementaire que sur la capacité à actualiser les traitements, communiquer clairement et préserver une distance professionnelle durable.











