Le médecin anesthésiste-réanimateur intervient avant, pendant et après une opération. Il évalue les risques, choisit la technique d’anesthésie, surveille les fonctions vitales et prend en charge la douleur postopératoire. Les services de réanimation, les urgences, le SMUR et la maternité font aussi partie de ses lieux d’exercice.
Accéder à ce métier demande environ 11 ans d’études après le bac, une réussite en première année de santé et un bon classement national. Le parcours combine cours scientifiques, stages hospitaliers, externat puis internat spécialisé, avec des gardes et une forte responsabilité médicale.
Les données de l’Etudiant recensent un peu plus de 11 800 anesthésistes-réanimateurs en exercice en France. Pour aller plus loin, le résumé suivant présente les principales étapes et leurs exigences.
Comment devenir anesthésiste en France ?
Le parcours commence par l’accès aux études de santé, puis se poursuit par six années de formation médicale avant l’internat. La spécialité associe anesthésie, réanimation et prise en charge de la douleur, ce qui élargit les compétences attendues.
Le médecin doit aussi réaliser des consultations préanesthésiques, expliquer les risques et gérer des situations comme une hypotension, une arythmie ou une hémorragie. Pour approfondir le contenu du métier, les fiches de l’Onisep et du CIDJ décrivent notamment la surveillance du réveil et des fonctions vitales.
Quel bac choisir pour devenir anesthésiste ?
Aucun baccalauréat ne garantit l’admission, mais les spécialités scientifiques facilitent l’acquisition des bases en biologie, physique et chimie. Les recommandations de plusieurs organismes citent l’ancien bac S, désormais remplacé par le choix de spécialités au lycée.
Les résultats scolaires, la méthode de travail et la capacité à suivre un rythme soutenu comptent davantage qu’un intitulé unique. Une préparation régulière aux matières scientifiques peut renforcer le dossier, sans supprimer la sélection de l’accès aux études de santé.
Pour aller plus loin, consultez les attendus de l’université visée et les règles de candidature publiées sur Parcoursup.
Quelles études faut-il suivre pour devenir anesthésiste ?
Le cursus médical alterne enseignements théoriques, examens nationaux et stages auprès des patients. La spécialisation intervient après le deuxième cycle, lorsque le classement permet de choisir l’anesthésie-réanimation.
La formation apprend notamment l’intubation, la ventilation mécanique, l’injection intraveineuse et l’utilisation du monitorage. Les stages confrontent aussi l’étudiant aux blocs opératoires, aux salles de réveil et aux services de soins critiques.
PASS ou LAS : quelle voie choisir après le bac ?
Le PASS correspond au parcours d’accès spécifique santé, tandis que la LAS désigne une licence comprenant une option santé. Les deux voies permettent de candidater aux études médicales selon les capacités d’accueil et les règles de l’université.
Le choix dépend du projet scolaire, des matières proposées et des modalités locales de sélection. Les anciennes références à la PACES désignent un dispositif supprimé, remplacé par le système PASS et LAS.
L’externat et les stages hospitaliers en médecine
Après la première année, les étudiants suivent le premier cycle puis l’externat, généralement situé entre la deuxième et la sixième année. Les cours médicaux s’accompagnent de stages hospitaliers et d’une progression vers des responsabilités cliniques encadrées.
La sixième année prépare aux épreuves qui conditionnent l’accès à l’internat. Les compétences évaluées couvrent le raisonnement clinique, la prise en charge des patients et les connaissances médicales générales.
Les épreuves classantes nationales et le choix de l’anesthésie-réanimation
Les épreuves classantes nationales, souvent appelées ECN, interviennent à la fin du deuxième cycle. Le rang obtenu détermine les possibilités de choix entre les spécialités et les subdivisions géographiques.
L’anesthésie-réanimation figure parmi les spécialités accessibles selon le nombre de postes et le rang de classement. Les modalités précises peuvent évoluer, ce qui impose de vérifier les textes et informations universitaires actualisés.
L’internat en anesthésie-réanimation et le DES

L’internat dure cinq ans et conduit au diplôme d’études spécialisées d’anesthésie-réanimation. Les internes réalisent des stages dans plusieurs services afin de maîtriser l’anesthésie, la réanimation et les urgences.
Le cursus inclut la consultation préopératoire, la surveillance peropératoire, le réveil et la prise en charge des défaillances d’organes. Une formation complémentaire, notamment en réanimation médicale, peut compléter le projet professionnel.
Combien d’années d’études faut-il pour devenir anesthésiste ?
Le parcours représente environ 11 années après le bac dans la voie classique. Cette durée comprend l’accès aux études de santé, les six années de formation médicale et les cinq années d’internat en anesthésie-réanimation.
La durée réelle peut varier en cas de redoublement, de changement de parcours ou de formation complémentaire. Après le diplôme, le salaire hospitalier débute autour de 4 000 euros brut par mois et peut atteindre environ 7 300 euros en fin de carrière, hors primes et gardes selon le CIDJ.
Les débouchés concernent l’hôpital public, les cliniques, les maternités, les services d’urgences, le SMUR, la recherche et l’exercice libéral. Pour aller plus loin, les conditions de rémunération doivent être comparées selon le statut, le secteur et la fréquence des gardes.
Peut-on devenir anesthésiste sans passer par PASS ou LAS ?
Il n’existe pas de raccourci permettant d’obtenir le titre de médecin anesthésiste-réanimateur sans suivre les études médicales réglementées. Le PASS ou la LAS constituent les voies habituelles d’accès au cursus médical, même si les règles de candidature varient selon les universités.
Une autre orientation permet toutefois de travailler dans l’anesthésie sans exercer comme médecin. Le métier d’infirmier anesthésiste diplômé d’État, ou IADE, demande d’abord le diplôme infirmier puis deux années de formation spécialisée.
Quelles qualités sont recherchées pour réussir en anesthésie-réanimation ?
La spécialité exige une grande précision, car le médecin surveille simultanément plusieurs paramètres vitaux. Il doit aussi prendre des décisions rapides lors d’une urgence et expliquer clairement les choix médicaux au patient.
Le travail repose sur une équipe réunissant chirurgiens, infirmiers anesthésistes et autres professionnels. Les gardes, les astreintes et la charge mentale rendent nécessaires une endurance durable et une organisation rigoureuse.
Un témoignage publié par Bersot Formation décrit un métier présent à chaque étape de la prise en charge chirurgicale, à la fois exigeant et gratifiant. Cette appréciation ne remplace pas une observation de terrain, mais elle illustre la diversité des responsabilités exercées.
Quelle différence entre anesthésiste et infirmier anesthésiste ?

L’anesthésiste-réanimateur est un médecin qui pose le diagnostic, choisit la stratégie anesthésique, prescrit les traitements et assume la responsabilité médicale finale. L’IADE est un infirmier spécialisé qui participe à l’anesthésie et applique les protocoles dans le cadre de ses compétences, sous la responsabilité du médecin.
Le médecin suit environ 11 années d’études après le bac, tandis que l’IADE suit une formation spécialisée de deux ans après le diplôme infirmier et l’expérience requise. Les deux professionnels travaillent ensemble au bloc opératoire, mais leurs diplômes, responsabilités et prérogatives de prescription restent différents.
Le cursus demande environ 11 ans après le bac, avec six années de formation médicale puis 5 ans d’internat spécialisé.
Aucun bac ne garantit l’admission. Des spécialités scientifiques peuvent toutefois fournir des bases utiles pour réussir en PASS ou en LAS.
Les sources professionnelles présentent la spécialité comme porteuse, notamment dans les hôpitaux, les cliniques et les services de soins critiques. Les besoins varient selon les régions et les statuts.
L’anesthésiste est un médecin responsable du diagnostic et des prescriptions. L’IADE est un infirmier spécialisé qui intervient selon un protocole et sous la responsabilité médicale prévue par son cadre d’exercice.
Les gardes et astreintes sont fréquentes, notamment dans les établissements assurant les urgences et la réanimation. L’organisation dépend du service, du statut et du planning local.
Le choix de cette spécialité repose donc sur un double engagement, médical et technique, avec une formation longue et une sélection progressive. L’observation d’un service, l’échange avec des professionnels et la consultation des règles universitaires permettent d’évaluer concrètement l’adéquation du projet avant l’inscription.











