Devenir orthodontiste en France suppose un parcours long, réglementé et très encadré par l’université. Les données disponibles situent la durée habituelle à 9 ans après le bac, avec un premier cycle d’accès en santé, puis six années d’odontologie et une spécialisation en orthopédie dento-faciale.
Le métier recouvre le diagnostic et le traitement des malpositions dentaires et des anomalies des mâchoires. Il ressort des données de l’Onisep et des filières universitaires que l’accès demande un bon niveau scientifique, une sélection précoce et une formation clinique progressive. Pour aller plus loin, le résumé ci-dessous présente les repères essentiels.
Comment devenir orthodontiste en France : le parcours complet
L’orthodontiste suit un parcours universitaire structuré en plusieurs étapes chronologiques. Le schéma le plus fréquent commence par PASS ou L.AS, se poursuit par six années d’odontologie, puis par une spécialisation en orthopédie dento-faciale.
Ce cadre répond à une logique de santé publique et de compétence clinique. En France, la profession compte environ 2 116 spécialistes selon des chiffres relayés par BNP Paribas, ce qui place l’accès à la spécialité dans un environnement exigeant. Pour aller plus loin, les étapes ci-dessous détaillent la progression habituelle.
Quelle différence entre dentiste et orthodontiste ?
Le chirurgien-dentiste prend en charge l’ensemble des soins bucco-dentaires courants. Il traite notamment les caries, les infections, les extractions, la prévention et certaines prothèses, alors que l’orthodontiste concentre son activité sur l’alignement dentaire et les anomalies des mâchoires.
La différence porte donc sur le champ d’intervention et sur le niveau de spécialisation. L’orthodontiste réalise des diagnostics de malocclusion, pose des bagues ou des aligneurs, puis suit les traitements sur la durée, souvent auprès de patients de 8 à 16 ans, même si la part des adultes progresse. Pour aller plus loin, les études préalables permettent de comprendre cette spécialisation.
Les études à suivre avant la spécialisation en orthodontie
Les études d’odontologie constituent le socle obligatoire avant toute spécialisation. Elles forment au diagnostic, aux gestes cliniques, à l’hygiène, à la radiologie dentaire et à la relation de soin, sur un total de 6 ans après le bac.
Ce cursus associe sciences fondamentales et pratique progressive. Les années cliniques introduisent les stages hospitaliers, les consultations et la gestion des dossiers médicaux, ce qui prépare à un exercice rigoureux avant l’entrée en orthodontie. Pour aller plus loin, les sous-parties suivantes détaillent l’accès puis le déroulement du cursus.
Comprendre l’accès via la PASS et la L.AS
La PASS et la L.AS remplacent l’ancienne PACES. Ces voies servent d’entrée aux études de santé, avec une sélection qui varie selon les universités, mais qui reste très compétitive pour l’accès en odontologie.
Le profil scientifique reste fortement recommandé. Les universités attendent des bases solides en SVT, en raisonnement et en capacité de travail, car la charge d’apprentissage dès la première année est élevée. Pour aller plus loin, le cursus d’odontologie apporte ensuite la formation clinique complète.
Le cursus en odontologie étape par étape jusqu’au diplôme d’État
Les années 2 et 3 couvrent les fondements biologiques, anatomiques et dentaires. Les années 4 et 5 renforcent la pratique hospitalière, les soins supervisés et l’apprentissage des gestes techniques, avec une exposition réelle aux patients.
L’année 6 mène au clinicat hospitalier et à la thèse d’exercice. À ce stade, l’étudiant obtient le Diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire, préalable obligatoire avant toute orientation vers l’orthopédie dento-faciale. Pour aller plus loin, les diplômes utiles à l’orthodontie sont présentés ci-dessous.

Les diplômes nécessaires pour devenir orthodontiste
Deux niveaux de diplôme structurent l’accès à la spécialité. Le premier autorise l’exercice de la chirurgie dentaire, et le second apporte la qualification en orthodontie reconnue dans le cadre universitaire français.
Cette organisation distingue le socle généraliste et la compétence spécialisée. Les formations abordent alors le diagnostic orthodontique, la biomécanique dentaire, les plans de traitement et le travail avec les prothésistes pour la fabrication des appareils. Pour aller plus loin, les deux diplômes principaux sont détaillés ci-dessous.
Le Diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire
Le Diplôme d’État constitue la base obligatoire. Il s’obtient après 6 ans d’études en odontologie, incluant enseignements théoriques, clinique hospitalière et soutenance de thèse d’exercice.
Ce diplôme permet de devenir chirurgien-dentiste, mais pas encore spécialiste en orthodontie. Il valide les compétences générales en soins dentaires, en sécurité des actes et en gestion du dossier médical du patient. Pour aller plus loin, la spécialisation universitaire vient ensuite.
Le DES d’orthopédie dento-faciale
Le DES d’ODF correspond à la voie classique pour devenir orthodontiste en France. Il suit le diplôme d’État et ajoute généralement 3 ans de formation spécialisée centrée sur les malocclusions, les anomalies dento-faciales et les dispositifs orthodontiques.
Le programme inclut consultations spécialisées, analyses radiographiques, plans de traitement, pose et ajustement d’appareils fixes ou amovibles. Certaines formations mentionnent aussi une soutenance de mémoire ou de thèse de spécialité à l’issue du parcours. Pour aller plus loin, la question de l’internat précise les modalités d’accès.

Faut-il passer par l’internat pour devenir orthodontiste ?
L’internat représente la voie universitaire de référence pour accéder au DES d’orthopédie dento-faciale. Dans le schéma classique, la sélection repose sur un concours national organisé en fin de 6e année d’odontologie.
Il existe toutefois d’autres voies de spécialisation selon le profil et l’établissement. Des formations complémentaires, universitaires ou privées, recrutent parfois sur dossier ou entretien, mais leur reconnaissance et leur finalité professionnelle doivent être vérifiées avec attention. Pour aller plus loin, les deux cas de figure apparaissent ci-dessous.
Les conditions d’admission au DES d’orthopédie dento-faciale
L’accès au DES suppose d’avoir validé le cursus d’odontologie jusqu’au diplôme d’État. La sélection intervient par concours national, ce qui impose une préparation méthodique sur les connaissances cliniques et théoriques acquises pendant le cursus.
Le statut d’interne permet ensuite une immersion approfondie en milieu hospitalier. La formation comprend consultations spécialisées, suivi des traitements et coordination avec d’autres professionnels, notamment en cas d’orthodontie associée à la chirurgie maxillo-faciale. Pour aller plus loin, des alternatives existent selon les situations.
Les alternatives à l’internat pour se spécialiser en orthodontie
Certaines alternatives s’adressent à des praticiens déjà diplômés ou à des candidats qui ciblent une autre modalité de spécialisation. Le CECSMO est régulièrement cité, avec des modalités variables selon les universités, parfois sur concours, parfois sur dossier ou entretien.
Des écoles spécialisées privées, comme FGSOCO ou l’ESO, proposent aussi des parcours complémentaires. Ces formations peuvent être plus courtes, parfois sur 2 ans, mais elles sont payantes et appellent une vérification précise du cadre académique et professionnel. Pour aller plus loin, la durée totale des études aide à comparer les options.
Combien d’années d’études faut-il pour devenir orthodontiste ?
La durée la plus fréquente atteint 9 ans après le baccalauréat. Ce total additionne une première année d’accès en santé, six années d’odontologie conduisant au diplôme d’État, puis une spécialisation en orthodontie sur trois ans.
Des parcours alternatifs peuvent raccourcir la spécialisation d’une année selon l’école ou l’organisation pédagogique. Les données citées par FGSOCO évoquent ainsi un total possible de 8 à 9 ans, sans remettre en cause l’exigence globale du parcours. Pour aller plus loin, les deux scénarios principaux sont distingués ci-dessous.
Le parcours classique en 9 ans après le bac
Le parcours classique repose sur la voie universitaire complète. Il comprend 6 ans pour devenir chirurgien-dentiste puis 3 années supplémentaires en orthopédie dento-faciale, soit 9 ans au total.
Ce schéma reste la référence la plus lisible pour obtenir la spécialité en France. Il associe formation scientifique, pratique clinique, internat ou spécialisation encadrée, puis validation finale du titre. Pour aller plus loin, d’autres configurations existent selon les établissements.
Les voies alternatives en 8 à 9 ans selon la formation choisie
Les voies alternatives conservent la base des études dentaires, mais réduisent parfois la durée de spécialisation. Certaines écoles spécialisées annoncent une formation complémentaire sur 2 ans, ce qui place le total minimal autour de 8 ans après le bac.
Cette réduction de durée ne dispense pas d’examiner le contenu, le coût et les conditions d’admission. Le choix dépend aussi du projet d’exercice, du niveau clinique attendu et du cadre de reconnaissance du diplôme suivi. Pour aller plus loin, les compétences à développer restent déterminantes quelle que soit la voie.
Que faire après l’obtention du diplôme d’orthodontiste
Après la qualification, plusieurs modes d’exercice sont possibles. L’orthodontiste peut travailler en cabinet libéral, en structure salariée, à l’hôpital ou dans un cadre universitaire selon son projet professionnel.
Les débouchés restent liés à la démographie de la profession. Les données citées indiquent qu’environ 25 % des praticiens avaient plus de 60 ans en 2020, ce qui suggère des besoins de renouvellement, notamment pour l’installation ou la reprise de cabinet. Pour aller plus loin, les alternatives d’accès et les perspectives concrètes sont résumées ci-dessous.
Quelle FAQ pour mieux comprendre le métier d’orthodontiste ?
La voie classique demande 9 ans après le bac. Certaines formations complémentaires annoncent un total de 8 à 9 ans selon la durée de la spécialisation.
Non dans le cadre français classique. Le Diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire constitue le préalable obligatoire avant la spécialisation en orthodontie.
Le bac général reste le plus adapté. Les spécialités scientifiques, notamment SVT et mathématiques, offrent une préparation cohérente pour la PASS, la L.AS et la suite des études.
La profession reste numériquement limitée, avec environ 2 100 à 2 116 spécialistes recensés. Le vieillissement d’une partie des praticiens suggère des opportunités de reprise ou d’installation selon les territoires.
Les enfants et les adolescents constituent le public le plus fréquent, souvent entre 8 et 16 ans. La demande adulte progresse aussi, notamment pour les gouttières transparentes et les traitements esthétiques.
Le métier associe examen clinique, analyse de radiographies, pose et réglage d’appareils, suivi des urgences simples et coordination avec l’assistant dentaire ou le laboratoire. Il inclut aussi des devis, la mise à jour des dossiers médicaux et le conseil en hygiène bucco-dentaire.
Le parcours vers l’orthodontie combine une sélection universitaire précoce, un doctorat en chirurgie dentaire et une spécialisation complémentaire exigeante. Les chiffres disponibles situent ce trajet entre 8 et 9 ans après le bac, avec un cadre d’exercice marqué par la clinique, la précision technique et le suivi de long terme.
Les données de démographie professionnelle montrent aussi un enjeu de renouvellement, avec une profession limitée à un peu plus de 2 100 spécialistes en France. Ce point aide à évaluer le projet non seulement sous l’angle des études, mais aussi sous celui de l’installation, des territoires et des besoins futurs.











