La sage-femme suit la grossesse physiologique, accompagne l’accouchement et assure les soins de la mère et du nouveau-né. Cette profession médicale réglementée comprend aussi la prévention gynécologique, la contraception, le suivi postnatal et certaines prescriptions.
L’accès repose principalement sur un parcours universitaire de santé, puis sur une formation spécialisée en maïeutique. Les études demandent une forte rigueur scientifique, une bonne capacité d’adaptation et une présence régulière en stage, parfois dès la première année.
La durée annoncée varie selon le parcours suivi. Le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes décrit 5 années minimales, tandis que l’Onisep et plusieurs universités indiquent 6 ans minimum selon la durée de l’accès santé.
Quel bac faut-il pour devenir sage-femme ?
Aucun bac précis ne donne automatiquement accès à la maïeutique. Le bac général avec des enseignements scientifiques constitue toutefois une préparation cohérente pour les matières de santé, notamment la biologie et la physiologie.
Les admissions passent par des vœux d’université sur Parcoursup. Les résultats scolaires, la capacité de travail et l’adéquation du parcours avec les attendus de la formation jouent un rôle déterminant dans la sélection.
Pour aller plus loin, consultez les attendus des PASS et L.AS proposés par les universités visées.
Comment devenir sage-femme après le bac ?
Après le baccalauréat, l’accès aux études de maïeutique commence par un parcours Accès Santé. Le choix entre PASS et L.AS dépend du projet universitaire, des matières maîtrisées et des règles fixées par chaque établissement.
La sélection reste forte, car les universités répartissent les places selon le nombre d’inscrits en PASS et en L.AS. Les études associent ensuite enseignements médicaux, pratique clinique et stages professionnels.
PASS ou L.AS, quel parcours choisir pour devenir sage-femme ?
Le PASS privilégie les matières médicales et permet de candidater aux filières MMOPK après validation, sans possibilité de redoubler cette première année. La L.AS associe une licence majeure, scientifique ou non, à une option Accès Santé et permet de poursuivre la licence en cas de non-admission.
Chaque étudiant dispose de deux tentatives au maximum pour candidater aux filières de santé, ou d’une seule tentative s’il a déjà suivi un PASS. La L.AS offre donc une poursuite d’études dans une autre discipline, tandis que le PASS concentre davantage la formation sur la santé.
Comment fonctionne la sélection pour entrer en maïeutique ?
Les universités examinent les résultats obtenus dans le parcours suivi, selon des modalités publiées par chaque établissement. Le numerus apertus fixe le nombre de places accessibles en deuxième année, avec une répartition proportionnelle entre PASS et L.AS.
La réussite de l’année ne garantit donc pas l’admission en maïeutique. Pour aller plus loin, vérifiez les capacités d’accueil et les critères de classement de l’université choisie.
Combien d’années faut-il pour devenir sage-femme ?
La formation comprend un accès santé d’une durée variable, puis quatre années de maïeutique. Le Conseil national de l’Ordre retient cinq années dans le parcours le plus direct, alors que l’Onisep indique six années selon la durée de la première étape.
Cette différence vient notamment du fonctionnement des L.AS, qui peuvent conduire à candidater après plusieurs années de licence. Le cursus reste très professionnalisant, avec des cours, des travaux pratiques et des stages répartis sur toute la formation.
Le premier cycle et le diplôme de formation générale en sciences maïeutiques
Le premier cycle dure trois ans et conduit au Diplôme de Formation Générale en Sciences Maïeutiques, ou DFGSMa. Il comprend l’année d’accès santé, puis les deuxième et troisième années en école de sage-femme.
Les enseignements portent sur la physiologie obstétricale, la gynécologie, la pédiatrie et les bases de l’examen clinique. Ce cycle confère le grade de licence et alterne théorie et pratique.
Le deuxième cycle et le diplôme de formation approfondie en sciences maïeutiques
Le deuxième cycle comprend deux années et mène au Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Maïeutiques, ou DFASMa. Les étudiants approfondissent la prise en charge de la grossesse, de l’accouchement, du post-partum et du nouveau-né.
Les années quatre et cinq associent encore les enseignements théoriques aux stages cliniques. Plusieurs sources annoncent une évolution vers un diplôme d’État de docteur en maïeutique à partir de 2029, selon les modalités réglementaires applicables.
Pour aller plus loin, comparez la maquette de formation de l’établissement ciblé avec les informations nationales.
Comment se déroulent les études en école de sage-femme ?

Les études associent des connaissances en biologie, anatomie, physiologie et gynécologie obstétrique à des apprentissages cliniques. La formation prépare aussi au diagnostic des situations physiologiques et à l’orientation rapide en cas de complication.
La sage-femme travaille avec les obstétriciens, pédiatres, anesthésistes et infirmiers. Le cursus développe donc la prise de décision, la communication avec les familles et la coordination des soins.
Quelle place occupent les stages pendant la formation ?

Les stages commencent dès la première année dans certains établissements, notamment à l’Université Paris Cité. Ils se déroulent en milieu hospitalier, auprès de sages-femmes libérales ou dans d’autres établissements de santé.
Les étudiants peuvent effectuer ces périodes sur différents sites, parfois dans toute l’Île-de-France. Un encadrement par les enseignants sages-femmes accompagne la progression des compétences, des consultations aux situations d’accouchement.
Quel diplôme faut-il obtenir pour exercer comme sage-femme ?
L’exercice nécessite aujourd’hui le Diplôme d’État de sage-femme, classé au niveau 7 par France Travail et les ressources professionnelles consultées. Ce diplôme atteste la validation des cinq années de formation réglementée, selon le parcours d’accès suivi.
La profession dispose d’un pouvoir de diagnostic et d’un droit de prescription dans son champ de compétences. La sage-femme suit les grossesses normales et adresse la patiente à un médecin lorsque la situation dépasse le cadre de la physiologie.
Peut-on devenir sage-femme en reconversion ?
Une reconversion reste possible, mais elle ne supprime pas les exigences de la formation. L’accès direct peut passer par une procédure passerelle, sous réserve de posséder l’un des diplômes prévus par la réglementation.
Les candidats en reconversion doivent vérifier les conditions de diplôme, le calendrier et les modalités de sélection auprès des universités. Une admission par passerelle n’exonère pas des enseignements, des évaluations ni des stages nécessaires à l’obtention du diplôme.
Quelles passerelles permettent d’accéder aux études de maïeutique ?
La passerelle s’adresse à des candidats qui remplissent des conditions nationales de diplôme et de candidature. Les universités compétentes publient les pièces demandées, le calendrier et le nombre de places disponibles.
D’autres parcours peuvent associer une reprise d’études, une L.AS ou une expérience dans le secteur de la santé. L’expérience professionnelle seule ne remplace toutefois pas les conditions réglementaires d’accès.
Questions fréquentes sur le métier de sage-femme
Le minimum annoncé par l’Ordre est de cinq ans, mais plusieurs sources comme l’Onisep indiquent six ans selon la voie PASS ou L.AS.
La passerelle permet un accès direct à certains candidats diplômés qui remplissent les conditions réglementaires. L’admission dépend ensuite des modalités et des places de l’université.
Oui, la filière applique un numerus apertus et classe les candidats selon leurs résultats. Le nombre de places dépend notamment des inscrits en PASS et en L.AS.
Certaines formations, dont celle de l’Université Paris Cité, proposent des stages dès la première année. Les lieux incluent l’hôpital, les cabinets libéraux et d’autres établissements de santé.
Un homme exerce sous le titre de maïeuticien. Les hommes représentent environ 3 % des effectifs selon le CIDJ, mais les mêmes règles de formation et d’exercice s’appliquent.
Le choix du parcours doit tenir compte de la sélectivité du PASS ou de la L.AS, de la durée possible des études et de la disponibilité nécessaire pour les stages. Une vérification directe auprès des universités reste la meilleure manière d’actualiser les conditions d’admission, les capacités d’accueil et les règles applicables à la passerelle.











